Une photographie qui est rapidement devenue virale a récemment fait son apparition sur le net, l’image aussi belle qu’effrayante témoigne de l’ampleur du désastre écologique qu’est la fonte des glaces.

Groenland fonte des glaces

Banquise recouverte d’une couche de 50 centimètres d’eau

C’est un cliché qui a été pris au Groenland le 13 Juin dernier par Steffen Olsen, on peut y voir des chiens de traineau marchant dans l’eau, là où quelques semaines plus tôt, tout cela n’était qu’une couche de glace étendue jusqu’aux montagnes.

La surface de la couche de glace à subit une fonte fulgurante ce qui a fait apparaitre plusieurs dizaines de centimètres d’eau au-dessus d’une couche de glace plus importante, la couche d’eau peut atteindre jusqu’à 50 centimètres de profondeur selon la zone.

Ce n’est pas la première fois que cela arrive, mais selon le chercheur à l’origine de l’image, c’est une situation inédite puisque la fonte des glaces se produit généralement bien plus tard en été.

2 milliards de tonnes de glace fondu en un jour

L’équipe de chercheurs a donc calculé l’ampleur de la fonte, ils en sont arrivé à plus de 2 milliards de tonnes de glaces qui a fondu en l’unique journée du 13 juin, cela s’explique par des températures qui ont atteint jusqu’à 17,3°c  le 12 juin et 15°c le 13 juin.

Bien entendu, il est complètement anormal que cette région du monde atteigne des températures aussi élevées à cette période de l’année, signe d’une accentuation des conséquences du réchauffement climatique.

3 degrés supplémentaires en 100 ans

Effectivement, les conséquences du réchauffement climatiques sont bien visibles puisqu’en l’espace de 100 ans, il a été observé une hausse des températures de l’ordre de 3°C au Groenland.

Cette hausse engendre une accélération de la fonte des glaces, laquelle s’est multipliée par 4 en l’espace de 10 ans seulement.

Une étude de la revue Proceeding of National Academy of Sciences estime qu’entre 2002 et 2016, c’est une moyenne de 280 milliards de tonnes de glace qui fond chaque année

 

Si l’heure est au constat, nous pouvons qu’espérer la prise d’initiative, en commençant par le respect du traité de Paris dans un premier temps pour limiter les conséquences de notre mode de vie.