La dégradation du climat n’est plus à prouver, pourtant peu d’initiatives sont prises pour réduire notre impact sur celui-ci, comme s’il ne s’agissait que d’un mythe.

Alors la jeunesse commence à se mobiliser pour pousser le monde à réagir avant qu’il ne soit trop tard, la mobilisation des jeunes a notamment connu un essor lors de la médiatisation à travers le monde du discours de la jeune Suédoise Greta Thunberg.

De nombreux jeunes visages on fait éruption afin d’agir là où de trop nombreuses personnes se montrent passives, le climat.

La jeunesse mobilisée le 15 Mars pour le climat

Marche 15 mars climat

Source : science et avenir

En effet, Greta a su inspirer de nombreux jeunes par le biais de ses discours que ce soit sur Facebook, Instagram, Youtube ou la télé. Si au départ, en août dernier, la jeune lycéenne de Stockholm s’est lancée toute seule dans sa grève hebdomadaire devant le parlement, en l’espace de 6 mois la donne a changé et se retrouve désormais soutenue par plusieurs millions de personnes qui se sont ralliées à sa cause.

Si Greta a inspiré de nombreux jeunes, elle aussi au départ a été inspirée par Emma Gonzalez une des rescapés de la fusillade de Parkland en Floride aux Etats-Unis, cette dernière refusait de retourner en cours tant qu’aucune loi sur le contrôle des armes n’aurait été votée, et c’est ainsi que de nombreuses manifestations organisée par les jeunes des Etats-Unis ont pris vie.

On y retrouve une similarité avec le refus de retourner en cours pour manifester devant le parlement tant qu’aucune mesure ne sera prise en faveur du climat.

Son action a déclenché une série de manifestations commençant par l’Australie en Novembre lorsque des milliers d’écoliers ont manifesté, s’en est ensuite suivi la Belgique, l’Allemagne, les Pays Bas et la France.

Le mouvement de Greta qui au départ se trouvait seule devant le parlement de son pays a pris une ampleur impressionnante et désormais c’est tous les jeunes du monde qui se mobilisent et qui se sont accordés pour qu’une centaine de pays manifestent le 15 mars, tout en continuant le 16 mars.

Maintenant que la marche a su se faire entendre à travers le monde, c’est sur les élections européennes que Greta comme de nombreux autres jeunes activistes misent tous leurs espoirs, c’est l’occasion d’en faire un enjeu majeur et de pouvoir voter pour des personnes qui se montrent plus concernés par cette urgence climatique que pour la santé économique car après tout il n’y a pas d’économie s’il n’y a plus de planète…

Greta Thunberg a d’ailleurs prononcé un nouveau discours le 16 avril dernier au sein du Parlement Européen, émue aux larmes, elle regrette que les décideurs ne soient pas aussi impliqués pour le climat que pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris : « Il va falloir passer en mode cathédrale. Je vous demande de vous réveiller et de faire le nécessaire ».

Ce qui se montre compréhensible puisque bien que son premier discours ait fait le tour du monde, aucune décision n’a été prise pour respecter l’accord de Paris et limiter la hausse des températures à 1,5°C, alors qu’en parallèle plus d’un milliard ont été récoltés en l’espace d’un jour pour la reconstruction de la cathédrale.

La popularité de Greta est-elle réellement due au hasard ?

Greta Thunberg

Image de Novethic – Greta Thunberg en grève devant le parlement

Quelques doutes ont été soulevés par certains médias sur la rapide montée de la popularité de Greta Thunberg laissant s’interroger sur une potentielle manipulation.

En effet, la première médiatisation a été faite lors du tout premier jour de grève devant le parlement de la jeune fille le 20 août 2018, elle est repérée par Ingmar Rentzhog qui se trouve être le cofondateur d’une start-up qui se nomme We Don’t Have Time (Nous n’avons pas le temps en français), celui-ci décide alors de publier un post sur l’action de Greta sur sa page Facebook.

La rencontre paraît moins anodine lorsque l’on apprend qu’Ingmar Rentzhog connait la famille de Greta puisqu’ils ont participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 Mai 2018.

Suite à cela, il y a donc des soupçons que tout ait été orchestré pour faire de Greta Thunberg une héroïne internationale du climat dès lors de sa première apparition dans le journal le plus lu du pays Aftonbladet seulement quelques heures après le fameux post de Rentzhog.

Les soupçons se renforce lorsque l’on se penche sur la start-up We Don’t Have Time, bien que celle-ci est présenté comme ayant pour ambition de créer un réseau social géant afin d’influencer les hommes et femmes politiques ainsi que les chefs d’entreprise pour les inciter à agir d’avantage contre le réchauffement climatique, on remarque que les actionnaires de la start-up sont en fait les Rentzhog et les Persson dont le père a fait fortune dans la vente de voitures avec son entreprise Bilbolaget Nord AB.

Les investisseurs de la start-up sont donc des spécialistes de la finance qui n’ont jamais démontré le moindre lien avec l’écologie.

De plus, lorsque Ingmar Rentzhog rencontre les parents de Greta lors de la conférence sur le climat le 4 Mai 2018, celui venait d’être recruté comme président directeur du Think Thank Global Utmaning dont la fondatrice se trouve être Kristina Persson.

Ingmar Rentzhog se déclare comme politiquement indépendant, pourtant du côté des tweets du think tank, il est observé un fort engagement politique préparant les élections européennes s’alliant avec les sociaux-démocrates considéré comme la droite suédoise s’opposant à « les nationalismes ».

Les doutes se sont récemment renforcés le 16 janvier 2019 lorsque Global Utmaning annonce fièrement leur collaboration avec Global Shapers qui s’avère être une communauté de jeunes dirigeants dont l’âge se situe entre 20 et 30 ans et dont le rôle est présenté comme une volonté de « jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ».

Finalement, il s’avère que ce réseau aurait été créé par le forum économique mondial en 2011 dont les leaders ont avant tout pour objectif de sauver la planète tout en restant fixé sur une volonté de croissance économique et développant toujours plus la mondialisation, ce qui se montre un peu contradictoire…

S’il n’y a pas le moindre doute sur la sincérité de la cause de Greta, il est possible qu’elle soit manipulée à son insu, notamment lorsque l’on remarque que We Don’t Have Time est en plein essor depuis que Greta est déclarée comme « jeune conseillère » de la fondation qui adopte des pratiques que justement elle-même critique.

Il est donc reproché à la fondation d’effectuer du Greenwashing et de se servir de l’image de Greta Thunberg pour s’assurer de perdurer leurs activités.

Greta Thunberg réagi aux critiques

Suite à ces faits décrits comme une plausible manipulation, Greta Thunberg a répondu à Reporterre au sujet pour éclaircir les choses.

Elle explique que son mouvement pour le climat a démarré en mai 2018 lorsqu’elle était lauréate d’un concours de rédaction sur l’environnement lequel était organisé par Svenska Dagbladet qui est un journal suédois.

Elle a ensuite fait publier son article, suite à cette publication elle a été contactée à un groupe de personnes, majoritairement des jeunes, le groupe souhaitait établir des initiatives vis-à-vis du réchauffement climatique.

Parmi le groupe, Bo Thorèn, ce dernier suggère alors une grève scolaire comme l’ont fait les étudiants de Parkland qui refusaient d’aller à l’école suite à la fusillade.

Greta explique qu’elle a très apprécié cette idée et a donc voulu la développer, mais les autres jeunes n’étaient pas tentés par l’idée, ils pensaient qu’une version suédoise ne fonctionnerait pas.

Seule, Greta a donc décidé d’organiser la grève d’elle-même sans prolonger plus longtemps ses échanges avec le groupe.

Elle explique ensuite qu’elle a parlé de ses projets à ses parents, sans doute à la recherche de soutien, mais ses parents n’ont pas vraiment apporté le soutien attendu puisqu’ils lui ont répondu que si elle souhaitait conduire ses projets, elle devrait le faire seule et sans leur soutien.

Se débrouiller seule, elle l’a fait en s’installant dès le 20 août devant le parlement suédois. Elle y distribuait des tracts afin d’alerter la population sur le réchauffement climatique tout en se justifiant sur les raisons de sa grève.

Pour que son message touche plus de personnes, elle a donc décidé d’afficher son acte sur les réseaux sociaux Twitter et Instagram qui s’est rapidement montré viral.

Elle déclare que c’est suite à ce message que les journalistes ont commencé à arriver, et parmi les premiers journalistes, il y avait Ingmar Rentzhog avec qui elle a échangé, suite à cet échange l’homme a décidé de la prendre en photo pour également relayer son activité sur Facebook.

Elle affirme qu’il s’agissait de la première fois de sa vie qu’elle le rencontrait et échangeait avec lui, elle dénonce les rumeurs non avérées la décrivant comme une personne payée ou utilisée, elle soutient n’avoir personne derrière elle à part elle-même.

C’était visiblement le cas puisque même ses parents ne la soutenaient pas à l’époque, heureusement pour elle, elle est parvenue à les faire changer d’avis et désormais ils lui apportent bien leur soutien, ce qui est un très bel exemple, il ne faut pas abandonner ses convictions, avec la volonté il est possible de faire changer l’opinion des personnes et ensuite changer les choses.

Greta Thunberg déclare également appartenir à aucune ONG. Malgré cela, elle soutient et travaille quelques fois avec quelques ONG pour l’environnement et le climat.

Bien qu’elle puisse travailler avec des ONG, « je suis absolument indépendante et je ne représente que moi-même » assure-t-elle. Elle ajoute faire ce qu’elle fait gratuitement et n’avoir jamais reçu la moindre somme d’argent et que cela ne changera pas.

Tout n’est pas motivé par l’argent, ou devrais-je dire tout le monde n’est pas motivé par l’argent et elle le démontre bien « j’étais tellement frustrée que rien ne soit fait pour lutter contre la crise climatique et j’avais l’impression que je devais faire quelque chose, n’importe quoi. Et Parfois, ne pas faire les choses, comme simplement s’asseoir devant le parlement et ne plus aller à l’école parle bien plus fort que d’agir. Comme un murmure est parfois plus fort qu’un cri ».

Bien qu’elle subisse de multiples critiques, elle déclare qu’elle ne lâchera pas, et aux nombreuses fois qu’elle a entendu « c’ n’est qu’une enfant et nous devrions pas écouter les enfants », celle-ci répond « je ne suis qu’un messager, et pourtant je reçois toute cette haine. Je ne dis rien de nouveau, je dis simplement ce que les scientifiques répètent depuis des décennies. Et je suis d’accord avec cette critique : je suis trop jeune pour faire ça. Nous, les enfants, on ne devrait pas avoir à faire ça. Mais, comme presque personne ne fait rien et que notre avenir même est en danger, nous pensons que nous devons continuer ».

Comme elle le dit si bien, tant que rien ne sera fait, les enfants devront continuer leur combat, elle n’est désormais plus seule à élever la voix pour le climat, de nombreux autres profils se sont révélés en faveur du climat.

Le profil d’une jeunesse qui se mobilise pour le climat

Madeleine Tew

Madeleine Tew

Image de Euractiv

C’est le cas de Madeleine Tew résidant aux Etats Unis, elle est la cofondatrice de Zéro Hour créé lorsqu’elle avait 16ans, une organisation d’adolescents créée afin d’alerter les adultes sur l’urgence d’une nécessité d’action favorable au climat : « Soit nous prenons des mesures maintenant, soit les jeunes devront sacrifier leur niveau de vie pour réparer les dégâts causés par les industries fossiles et les générations précédentes ».

Cette importance pour l’environnement et le climat lui est venu lorsqu’elle a été témoin des ravages causés par les ouragans Sandy et Irene en 2011 et 2012.

Ce problème lui trottera dans la tête jusqu’en 2017 où elle rencontra, lors d’une université d’été, d’autres adolescents tout autant concernés et révoltés par la passivité du monde face à ce fléau, c’est ainsi que mettant leurs énergies en commun Zero Hour est né et une première marche de la jeunesse pour le climat est organisée pour Juillet 2018.

Plus tard, Zero Hour s’engagera dans le procès intenté par des enfants contre L’Etat l’accusant de violer leurs droits constitutionnels pour une émission trop important de gaz à effet de serre, l’organisation aura d’ailleurs réussi à lever 100 000 dollars de fonds.

Malgré que Madeleine regrette d’avoir l’habitude de ne pas être prise au sérieuse par les adultes, elle garde espoir « il n’y a plus grand-chose à dire aux leaders politiques complaisants à part : attendez que nous soyons en âge de voter ».

Atte Ahokas

atte ahokas

Twitter Atte Ahokas

Du côté de la Finlande, Atte Ahokas âgé de 15 ans n’a quant à lui pas fondé d’organisation mais marque les esprits pour son engagement, en effet, inspiré par le discours de Greta Thunberg, celui-ci a organisé plusieurs grèves dans sa région natale pour finir par organiser ceux de la capitale Finlandaise.

Pour alerter sur l’importance de l’enjeu climatique, ce n’est pas une simple manifestation qu’il a décidé de créer mais une manifestation hebdomadaire sur les marches du Parlement Finlandais pour mettre la pression sur la classe politique et les pousser à agir.

« L’idée de cette manifestation hebdomadaire est que nous devons prendre le problème à bras le corps, maintenant. Nous exhortons les décideurs à agir ».

Cette grève des enfants est d’ailleurs soutenue par le clan des Parents finlandais pour le climat (Climate Parents Finland) puisque bien qu’elle soit organisée par la jeunesse invite les jeunes, les actifs et les seniors à manifester ensemble et uni dans leur objectif commun :

« Nous continuerons jusqu’à ce que les politiques finlandaises soient conformes aux exigences du rapport spécial du Giec sur le 1,5°C », affirme Atte Ahokas.

La Finlande a récemment annoncé sa sortie du charbon pour le 1er mai 2019, ce qui n’est pas jugé suffisant et laisse les grèves reconduites.

Ellyane Wanjiku Chlystun

Ellyan Wanjiku Chlystun

Image prise par le Kenyan Collective

Ellyane Wanjiku Chlystun est probablement la plus jeune impliqué dans son combat pour le climat puisque cette Kenyan a 8 ans !

Son histoire commence au très jeune âge de 4 ans, alors qu’elle est en maternelle, elle est inspirée par Wangari Maathai, décédée cette année 2011, qui était une célèbre biologiste connue pour avoir lancé le mouvement de la ceinture Verte 5green Belt Movement » en 1977.

Le mouvement dont le but était d’encourager les femmes du Kenya rural à planter des arbres pour améliorer la qualité de vie par différents aspects : la protection des sols, l’accès à l’eau, l’isolation des chaleurs et de nombreux autres bénéfices.

La biologiste Wangari Maathai est ensuite devenue ministre adjointe de l’environnement et des ressources naturelles, sa contribution au développement durable lui a d’ailleurs valu le prix Nobel de la Paix en 2004.

C’est alors que Ellyane Wanjiku Chlystun poursuit le travail de Wangari Maathai en commençant à planter des arbres qu’elle soit seule ou entourée, elle se montre impliquée dans la protection de l’environnement et dans son programme de plantation d’arbres.

Son implication lui permit d’atteindre les 469 arbres plantés à l’âge de 8 ans, pour encourager son action le prix Eco-Warrior du tourisme écologique au Kenya lui a été remis, elle est en prime l’égérie de Children With Nature, qui est une des rares ONG militante pour l’action climatique où l’on retrouve des enfants.

Elle commence d’ailleurs à faire part de sa présence lors de sommets comme celui du One Planet Summit à Nairobi au siège de l’ONU pour l’environnement.

Luisa Neubauer

luisa neubauer

Image parue dans les Inrocks

Luisa Neubauer est une jeune Hambourgeoise de 22 ans, elle s’est démarquée par ses multiples actions pour le climat tels que l’organisation des manifestations #FridaysforFuture à Berlin, la création de différents groupes pour le climat ainsi que de nombreuses interviews effectuées auprès de la presse, rencontré de nombreux acteurs politiques, elle a d’ailleurs rencontré le président de la république Emmanuel Macron en février dernier.

En raison du temps que lui prend son implication dans sa cause, Luisa a dû laisser temporairement de côté ses études de géographie.

Son premier objectif à atteindre est bien fixé : sortir du charbon le plus rapidement possible.

Bien que l’Allemagne se soit engagé faire un trait sur le charbon d’ici 2038, elle juge cela insuffisant et se mobilise pour que la date d’échéance soit fixée plus tôt, elle déclare d’ailleurs que « L’Allemagne est très loin d’être pionnière en matière de politique climatique ».

Luisa est heureuse de voir l’ampleur qu’a prise la mobilisation des jeunes pour le climat, toutefois si la mobilisation a pris un bon ascendant politique, aucune réelle initiative pour la planète a été enclenchée, pour cette raison elle compte bien faire pression sur les élections européennes « du scrutin européen une élection sur le climat ! Chaque parti doit expliquer quelles sont les solutions pour pouvoir résoudre à ce qui est la plus grande crise de l’humanité ».

Adélaïde Charlier

adelaide charlier

Twitter Adelaide Charlier

Cette fois ci, c’est du côté de la Belgique que l’on retrouve Adélaïde Charlier, une Namuroise de 18 ans qui se charge de l’organisation de Youthforclimate à l’aide de 7 autres jeunes.

L’importance de l’écologie à ses yeux provient de sa famille mais également lorsqu’elle a vécu 5 années au Vietnam : « J’ai vu les dégâts du dérèglement climatique avec des plages avalées par l’océan, le Mékong qui engloutit les terres, la migration climatique vers les villes ».

Sa mobilisation pour le climat s’est également fait remarquer puisqu’elle y consacre la majorité de son temps, elle est régulièrement en déplacement pour ses actions sur le climat, un mercredi elle se trouvait à Strasbourg pour assister à une séance plénière sur le climat avec de nombreux autres jeunes européens, pour ensuite aller à Paris le jeudi afin de se rendre sur le plateau de C à vous aux côtés de Nicolas Hulot pour enfin revenir à Bruxelles lors de la fameuse marche pour le climat.

Cette décision de contribuer pour la cause du climat la poussant à devoir rater plusieurs jours de cours lui est venue lors d’une décision de la Belgique : « J’ai été choquée par le refus de la Belgique de rallier la coalition pour le climat alors que nous étions 75 000 personnes à manifester dans les rues de Bruxelles pour leur demander d’agir. J’ai eu envie de faire quelque chose ».

Elle a alors contacté Anuna Da Wever, l’organisatrice de la marche pour le climat à Bruxelles afin de faire une marche essentiellement flamande une marche nationale.

Barbara Pereira

barbara pereira

Twitter Barbara Pereira

Nous retrouvons maintenant Barbara Pereira, une lycéenne en terminale près de Porto.

L’étudiante au départ participaient à des manifestations pour les droits des femmes comme celle du 8 mars dernier, jusqu’à ce qu’elle soit conviée par une amie pour l’organisation de la marche du 15 mars.

Entre la participation à une manifestion et l’organisation il y a un fossé, Barbara l’a bien vu et malgré la fatigue ne baisse pas les bras tant elle est consciente que sa cause est importante.

Entre les manifestations, les réunions et les débats, son emploi du temps se montre chargé, et si au départ les objectifs étaient plus limités, elle a su avec l’aide d’autres jeunes en repousser les limites : « Au départ seules trois villes étaient concernées : Lisbonne, Porto, Coimbra. Mais nous avons suivi les directives de la marche internationale, et le mouvement a pris de l’ampleur au Portugal ».

Bien que le Portugal soit bien placé en termes d’énergies renouvelables pour l’Europe, elle non plus ne considère pas les actions entreprises suffisantes « Nous voulons que notre gouvernement fasse plus, et plus vite. La terre c’est notre maison commune, il faut en prendre soin » « On n’a plus le temps d’attendre ».