Pour cette année 2018 un projet très controversé fait son apparition :

Le projet Montagne d’Or, dont le principal objectif est de devenir la plus grande mine de France et se situerait en Guyane. Son nom est plutôt explicite, la mine sera dédiée à la production d’or.

Mine

Situation de l’or

L’une des controverses de ce projet est liée à sa récolte dédiée : l’or

Effectivement, beaucoup remettent en cause l’utilité de ce choix de collecte puisque seul 7,5% de l’or produit en 2016 eut une réelle utilité pour l’industrie électronique notamment pour la fabrication des téléphones et ordinateurs portables.

47,4% du fameux métal est transformé en bijoux tandis que le reste est conservé par les banques centrales et investisseuses privés sous forme de réserve.

Cet or qui sera collecté ne répondra donc pas à un besoin particulier en dehors de créer une richesse spéculative.

Les risques humains et environnementaux de la collecte de l’or

L’un des principaux problèmes de cette exploitation aurifère industrielle est la nécessite d’utiliser du cyanure ainsi que de la soude caustique.

Ces deux éléments sont extrêmement nocifs à la fois pour l’environnement mais aussi pour l’homme, quand on sait que seul quelques millilitres de cyanure suffisent pour être mortel à un être humain et qu’il est nécessaire d’utiliser environ 150 tonnes de cyanure pour extraire une tonne d’or, cela a de quoi donner froid dans le dos.

Pour filtrer l’or de la boue rocheuse, du mercure est mélangé à celui-ci et ensuite chauffée ce qui fait évaporer le mercure afin de laisser que de l’or pur.

Il existe peu ou pas de moyen de protection contre ce gaz toxique et permettant de le bloquer pour le récupérer.

Problème supplémentaire de l’utilisation du cyanure et du mercure : l’eau !

En effet, l’utilisation du cyanure et du mercure dans ce genre d’exploitation contamine les sols et nappes phréatiques et c’est irréversible.

En supplément de la contamination des nappes phréatiques, cette extraction aurifère consomme une gigantesque quantité d’eau, on estime qu’il est nécessaire d’alimenter l’extraction avec environ 140 000 litres d’eau toutes les heures.

Cette consommation sur une année représente la consommation annuelle de 8760 foyers Allemands comprenant 3 personnes.

Quand on sait que l’eau se veut de plus en plus rare et se trouve être un véritable problème d’avenir cela laisse se poser des questions sur le projet.

De plus par le passé sur ce type de projet, des eaux contaminées stockées à l’aide de film étanches ont déjà cédé par le passé à cause d’intempéries. Ce fut le cas en 2000 où des boues comportant des métaux lourds ont fini en pleine nature contaminant la Tisza en Roumanie détruisant toute forme de vie sur le passage du cours d’eau. Cette boue polluante a été remarquée jusque dans le Danube à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de l’incident.

Ajoutons à cela la déforestation engendrée par l’extraction aurifère pour creuser la terre délaissant de nombreux déchets toxiques pour obtenir quelques grammes d’or, environs 1000 kilos de déchets toxiques sont produits pour obtenir 0,24 grammes d’or.

Et le dernier point noir est le travail des enfants très répandu dans le secteur ce qui va à l’encontre des droits de l’homme.

Une pétition pour contrer le projet

A première vu le projet n’a donc rien d’enviable que ce soit d’un point de vue écologique ou humain, c’est pour cette raison qu’une pétition a été mise en ligne afin de s’opposer à cette décision.

Sur la page de celle-ci vous trouverez plus d’informations dissuadant de soutenir le projet car il englobe bien plus de problématiques que celles résumées ci-dessus.

La pétition à l’heure actuelle à bientôt atteint son objectif (267 000/300 000 signatures), elle en obtiendrait probablement plus si le projet faisait plus parler de lui.

En effet, à l’heure actuelle de nombreuses personnes n’en ont jamais entendu parler et ne sont donc pas conscientes de ce qu’il se prépare, il est donc important d’en parler afin qu’un maximum de personnes en soient informées et puisse partager leur opinion sur le sujet.