Dans une nécessité d’énergies renouvelables et écologiques pour la production de gaz et d’électricité, la quantité de panneaux solaires augmente chaque jour et devrait perdurer jusqu’à ce que les pays soient à mêmes de remplacer complètement le nucléaire.

Bien que les panneaux se veulent écologiques dans la production d’électricité, leur durée de vie est limitée à 25 ans, par conséquent il est nécessaire de recycler efficacement leurs composants afin de les réutiliser puisque leur nombre tant à se multiplier et que cela reste une énergie verte.

Pour répondre à ce besoin, le 5 Juillet, au sein de son site de Rousset dans les Bouches Du Rhône, Veolia va inaugurer son tout premier atelier dans le recyclage des panneaux photovoltaïques.

Celui-ci sera présenté à plusieurs membres du gouvernement invités pour l’évènement dont le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, concerné par ce sujet.

Panneau photovoltaîque

La Chronologie du recyclage des panneaux

Plus précisément le recyclage de ce type de produit est arrivé avec une directive européenne présentée en 2002, laquelle oblige aux fabricants de recycler ce type de produits.

Pour suivre la directive, Veolia lance en 2006 la filiale D3E qui est une filiale de recyclage et de valorisation des équipements électriques et électroniques.

En 2017, D2E passe un contrat de quatre ans avec PV Cycle dont le principal objectif est le traitement de toutes les sortes d’équipements solaires en procédant d’une manière différentes à celles habituelles qui sont effectuées de manière thermique ou chimique.

A noter que PC Cycle est un organisme écologique à but non lucratif qui a été créé par l’industrie photovoltaïque pour faciliter le recyclage des panneaux solaires.

Plus de détails sur le recyclage des panneaux

Pour l’heure actuelle, ce recyclage est permis à l’aide d’une technologie mise au point durant 3 ans par une entreprise dont le nom reste encore inconnu.

La technologique facilite grandement le recyclage par sa capacité à dissocier le cadre en aluminium pour ensuite le découper et trier ses différents composants pour les envoyer dans leurs centres de recyclages dédiés :

  • Le verre est envoyé à Saint-Gobain dans le but de le réutiliser où pour être converti en abrasif.
  • L’aluminium et le cuivre ainsi que les résidus d’argent seront recyclés par plusieurs professionnels des métaux.
  • Pour ce qui est du silicium et le pastique, ils finiront brûlés au sein d’une cimenterie.

Les panneaux solaires présenteraient un taux de valorisation des matières s’élevant à 95%, ce qui est un très bon chiffre en matière d’écologie.

Il est prévu de traiter l’équivalent de 1000 tonnes de composants pour la première année, en comparaison, 190 000 tonnes de panneaux ont été mis en service en 2016 et 2017 en France, autant dire la quantité traité reste encore assez faible.

Toutefois, il faut noter que l’atelier de recyclage devrait gagner 30 à 40% d’efficacité chaque année jusqu’à ce qu’il atteigne le traitement de 8000 tonnes par an selon Gilles Carsuzaa, directeur général France de Triade.

L’avenir des panneaux voltaïques

Cet atelier de recyclage a nécessité un investissement de 1 millions d’euros de la part de Veolia ainsi que 100 000 euros par la région.

Il est prévu que cet investissement soit rentabilisé sur une durée de 4 ans, si l’expérience s’avère satisfaisante, Veolia projette de dupliquer ses ateliers de recyclages dans ses filiales étrangères répartis à travers le monde.

D’ici 2050, il sera nécessaire de traiter plusieurs dizaines de millions de tonnes à travers le monde, dont 60 000 tonnes minimum en France.

Ce qui, avec la capacité de 8000 tonnes estimée par atelier de recyclage, cela représenterait 7,5 ateliers pour la France, ce qui s’avère très abordable.