De nos jours la pollution est un problème planétaire, l’Inde est particulièrement frappé par ce problème, il est d’ailleurs classé troisième pollueur de la planète selon un rapport annuel sur la pollution atmosphérique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publié le mercredi 2 mai dernier.

En parallèle à la pollution, bien que l’Inde soit la quatrième économie mondiale, le pays est frappé d’une pauvreté élevée avec près d’un habitant sur deux vivants dans cette situation, cela représente 600 millions de personnes en situation de pauvreté.

Deux problèmes, une solution : une coopérative de ramasseurs de déchets

En rapport avec ces deux faits, dans l’Etat de Maharashtra se situant dans l’ouest de l’Inde, c’est dans une ville de 5 millions d’habitants que l’on appelle Pune qu’à fait l’apparition d’une coopérative “SWaCH“.

Celle-ci a décidé de faire d’une pierre deux coups en proposant le ramassage de déchets en échange d’une rémunération de manière à permettre certains habitants vivant dans la précarité d’obtenir un revenu tout en réglant le problème lié à la pollution des déchets. C’est ainsi qu’est née la première coopérative de ramasseurs de déchets du pays.

coopérative SWaCH

La coopérative permet donc à plusieurs marginaux d’obtenir « un emploi » dans lequel chacun travaille à son rythme et selon ses propres horaires.
Ce travail consiste à collecter les ordures trouvées dans la rue et ensuite les trier afin de pouvoir les échanger contre des roupies, les déchets les plus recherchés sont le papier blanc et la bouteille en plastique dont la valeur se situe à 14 roupies ce qui représente 17 centimes d’euro !

Ils sont aujourd’hui près de 2900 ramasseurs qui auparavant étaient marginaux, il s’agit majoritairement de femmes dalits. Cette coopérative a permis à toutes ces personnes d’avoir un revenu régulier et de les sortir de la discrimination, elle est la première à leur avoir octroyé une chance.

 

C’est donc par cette bienveillance envers les plus démunis et la planète que SWaCH a réussi à devenir un modèle aussi bien dans la collecte des ordures que dans l’intégration des travailleurs n’appartenant pas à des castes.

Si vous souhaitez plus de détails sur cette coopérative et son activité, il existe un article du Monde qui en parle dans son intégralité.