Diversité culturelle oblige, nouveaux modes de consommation et aussi nouvelles tendances, nombreux sont les produits alimentaires importés des quatre coins du monde pour arriver à destination, dans nos assiettes. Pendant longtemps, le transport des denrées étrangères s’est fait par bateau jusqu’à l’avènement de l’avion sans forcément se préoccuper de l’empreinte carbone nécessaire à ce transit. Pratique dirons certains, mais pas forcément bénéfique sur le plan écologique. Aujourd’hui cela devient même une réflexion et un choix de société.

Bilan carbone

Le rôle majeur des aliments importés par avion sur la hausse du bilan carbone

L’importation des produits alimentaires depuis les pays les plus éloignés a longtemps été effectuée par voies maritimes et routières. Tant que les produits étaient secs et bénéficiaient par conséquent d’une longue durée de vie avant leur péremption (café, épices, graines, fruits et légumes secs…), il était facile de les transporter sans se soucier de la contrainte de temps relative à leur distance.

Cependant, les français ne consomment pas uniquement des aliments secs originaires de l’étranger. En effet, parmi les produits préférés de nos concitoyens on retrouve les fruits tropicaux et autres viandes exotiques impossibles à transporter par un autre moyen que l’avion, tout autre mode de transport étant bien trop long pour ne pas les rendre indéniablement impropres à la consommation.

L’explosion du tourisme à l’étranger nous  donné des nouveaux goûts, de nouveaux souvenirs à partager entre amis, de nouveaux régimes et des nouveaux produits à consommer. D’un point de vue purement culinaire, l’avion a révolutionné l’alimentation des français en leur offrant la possibilité d’avoir accès aux mets du monde entier directement dans son assiette. Les produits issus de l’Amérique Latine et de l’Asie sont ainsi livrés en douze heures, tandis que les produits Africains sont livrés en à peine six heures, auxquelles s’additionnent quelques heures pour arriver sur le marché de Rungis en parfait état de fraîcheur.

En contrepartie, le prix à payer pour le transport des denrées par avion est énorme sur le plan environnemental. Nécessitant un très gros volume de carburant, le bilan carbone est ainsi trente-trois fois plus élevé pour le transport d’un produit par avion plutôt que par bateau.

bilan carbone avion

Diminuer son bilan carbone en soignant son alimentation

Résumer la hausse du bilan carbone au carburant consommé par les avions serait cependant un peu simpliste. En effet, de nombreuses études écologiques ont démontré que 60% du bilan carbone est issu de l’élevage bovin.

C’est pourquoi les spécialistes encourage les français à consommer moins de bœuf, consommation qui, si réduite de moitié, diminuera les conséquences climatiques négatives de 30%. Encore faut-il que les consommateurs soient disposés à fournir cet effort et que nos habitudes diététiques et nos croyances alimentaires évoluent.

Autre solution pour réduire le bilan carbone, consommer des produits locaux et de saison.La consommation en circuit court est la solution la plus efficace en ce sens. Le mode de cuisson de ces aliments entre également en ligne de compte, les plaques à induction permettant notamment de limiter sa consommation d’énergie sans perte de chaleur.

La lutte contre la hausse du bilan carbone commence donc par une série d’actions au quotidien, qui permettraient de réduire les effets négatifs engendrés sur l’environnement tout en contribuant à l’économie nationale à travers la sollicitation des récoltes et élevages des producteurs locaux. Prenons conscience que c’est l’ensemble de tous ces petits détails, qui individuellement n’ont pas un grand impact, mais qui ensemble portent de véritables évolutions.